Posté le 02.06.2007 par flopesther
Le 07 mai
Titre: Effleurer la mort...
Ma vie n’a pas de goût. Rien ne ne m’amuse, rien ne m’envoûte, je n’ai aucun intérêt à proprement parler. Tout me donne la nausée. J’ai toujours été comme ça, je cultive une passion pour le vide.
Une chose m’émoustille à peu près: le suicide. Un suicide bien trash, et sanglant. Limite les tripes à l’air.
Ca vous dégoûte? Moi ça me fait rire.
Je rêve de ce quart d’heure de gloire où tout le monde ne pense qu’à vous. J’adorerai voir la têtes déconfites de tout mes proches. Ca doit être drôle de les voir plus morts que moi.
Le plus drôle dans tout ça c’est que je reste en vie pour cela.
J’attend de trouver l’opportunité de m’offrir une belle mort. Je veux plus qu’un suicide du haut de la tour Eifel. Même sauter d’un boing 747 et m’écraser la face sur la crête de l’himalaya ne m’excite pas assez. Je veux du sensationnel, de l’inconditionnel, du surdimmensionnel. Je veux une pierre tombale en diamant et une chapelle à Saint-Tropez. Tout le monde va à Saint-Tropez, je n’ai jamais compris pourquoi.
Oh la vilaine fille ,devez- vous pensez.... Mais qui n’a jamais imaginé sa mère larmoyante, habillée de ses plus beaux habits, faire un discours magnifique sur la fille génialissime que vous étiez. Surtout lorsque l’on meurt jeune. Cela prend toujours beaucoup plus d’importance. Vous avez déjà remarqué que personne ne parle des morts de plus de 60 ans? Un vieux qui crève tout le monde s’en fout.
Puisque j’ai décidé de me livrer à vous, je vais vous livrer mes secrets pour mourir en beauté:
Règle N°1: Pour mourir bien, il faut de la fantaisie.
Règle N°2: Pour vivre longtemps, il faut mourir comme personne ne l’a jamais fait (exemple: se suicider en se transperçant le coeur d’épingles à nourrice
Règle N)3: Une belle mort commence bien, lorsque vous faites la une du JT.
Règle N°4: Rien ne sert de courir, il faut mourir à point.
Vous devez me prendre pour une rigolote mais je réfléchis sérieusement à mon avenir. Un suicide réussit se prépare...
Le 08 mai
Ca y est j’ai fini mon blog. J’ai finalement choisis ce titre
“n’attendez pas que la mort vous surprenne, choisissez là vous même?”
Vous en pensez quoi? Persuasif, hein?
N’hésitez pas à faire passer la mot, le but c’est d’être un grand nombre à pouvoir contrôler nos morts.
Ce week-end je pars à la montagne. Je vais enfin pourvoir respirer. J’espère que la neige sera mauvaise et qu’il y aura de grosses plaques de verglas pour me laisser entrevoir l’espoir d’une chute mortelle .
J’ai regardé la météo, il y a de gros risques d’avalanches, il faut que je fasse attention, mourir dans une avalanche est assez commun.
Nous sommes le 09 mai,
Ca y est je suis arrivée à la montagne. Déjà 5 morts dans la station. C’est chouette je sens que je vais faire une bonne semaine de ski.
Nous sommes le 10 mai, 19 h
Bon Dieu, j’ai bien dit mon Dieu. Vous ne devinerez jamais, j’ai failli rendre l’âme. La mort m’a fait un signe, elle est venue à moi.
Je faisais une immense ligne droite dans un magnifique hors- piste. J’ai pris celui où tous les professeurs de ski n’osaient pas aller. Il y avait le panneau jaune qui me l’interdisait et la banderole orange qui m’interdisait d’aller plus loin. Je luttais avec mes skis pour me lancer dans un flirt avec la mort. C’est dans ce magnifique SChuss que je l’ai rencontrée. Je m’élançais dans la pente en fermant les yeux pour mieux virevolter, jusqu’à ce que ma jambe m’échappe. Je suis tombée, et ma tête s’est fracassée sur la glace. La pente raide et dangereuse a emmené mon corps qui se tordait dans tous les sens. Soudain une lueur de vie s’anima dans le fond de mon coeur et me poussa à réagir. Je réussis à freiner mais il était trop tard.Désormais mes pieds battaient le vide .Mon Dieu j’allais mourir dans l’oubli. Heureusement ma main pleine de vie s’agrippa à une branche de sapin.
Face à mon destin.
La branche me déchirait les mains,personne n’était là. J’allais sombrer dans l’anonymat absolu. NOn je ne pouvais pas, je devais me battre pour mourir dignement. Mais je sentais déjà mes mains glisser.. IL fallait que j’agisse vite mais mon j’ étais lourde, de plus en plus lourde. Je me mis à hurler. Je voulais qu’on me sauve. Je me mis même à prier.
C’est là que la mort est venue. Elle s’est assise sur le bord de la corniche et m’a demandé: “Alors heureuse?”
Je hurlais de colère , la mort ne m’aidait pas, elle me narguait. Elle rajouta:
“C’est quand tu veux... Il n’y a pas que toi qui veut mourir, dépêche toi..”
J’allais lâcher prise mais la mort m’avait trop humilié pour que j’accepte de lui tendre la main.
“Je veux une mort digne de moi”, j’avais la bouche haletante, mais j’étais prête à tout pour faire la nique à la mort.
Un trou noir tenta de m’aspirer mais je poussais sur mes bras si violemment que mon corps remonta à moitié à la surface.
La mort s’approcha de moi et m’écrasa les mains pour que je cède.
S’en était trop, je n’allais pas me laisser vaincre. Je donnai une dernière impulsion sur mes poignets pour hisser avec beaucoup de mal sur le bord. La mort avait disparu
Le 11 mai
Je n’y crois pas, j’ai survécu... Moi qui ai toujours porté un culte à l’au-delà, je tombe de haut. Elle m’a négligé. Elle m’a snobé. Je vais me venger de cette insolence.
Mon passage dans l’au-delà ne doit pas passer inaperçu. On m’a envoyé un messager. Je mérite mieux qu’un simple intermédiaire . Je veux la mort en personne. Je rêve de monter sur son fou carrosse noir. Je me retournerai et lèverai une dernière fois la main aux personnes qui me regretteront.
J’avais oublié un détail, pour partir en carrosse, il faut peut-être que j’ai des personnes à saluer. Mon chat, ma mère et tante Nono ne suffisent sans doute pas pour bénéficier d’une mort acceptable. C’est certainement pour cela que la mort m’a envoyé un vulgaire homme noir.
J’ai bien peur de devoir faire des efforts pour me trouver de nouvelles personnes qui me regretteront.
J’aimerai que ma mort emplisse les rues de France, que la date soit marquée au fer rouge. Que le monde se recueille chaque année en ma mémoire.
Laissez moi réfléchir, je vais faire une belle mort.
Le 12 mai
J’ai fait un rêve très bizarre cette nuit. Ceux dont on sort à moitié vivant. J’ai eu du mal à savoir si je rêvais ou divaguais.
Un nouveau messager est venu me trouver. Il m’a dit qu’il s’appelait Ange. Son nom de famille était gardien. Cette personne paraissait me connaître mieux que moi même. Je ne comprenais pas ce qu’elle me disait. Ses lèvres bougeaient mais aucun son ne sortait de sa bouche. Un cordon argenté sortit de sa gorge. Je senti un souffle chaud conquérir mes poumons, puis soudain le noir. Une ombre s’approcha de mon visage et souffla un vent glacial dans mon coup. Je me suis sentie envoûtée, dévoilée. Je me suis réveillée transpirante et exténuée. Ce cauchemar était d’une réalité bouleversante.
Je me suis levée immédiatement et me suis plongée dans un bain bouillant. J’ai plongé la tête sous l’eau plusieurs fois, mais l’eau devenait glaciale, et effrayée je suis partie me réfugier sous mes couettes pour pianoter ces dernières informations sur le blog. Je crois que la mort exige que je lui rende des comptes.
Le 13 mai,
Depuis hier soir je suis sur le qui vive j’ai peur qu’elle vienne me chercher sans rien me demander. Le plus grand mystère à percer est de savoir comment celle-ci a su que je préparer une révolte à son encontre.
Car c’est bien une révolution que je compte entamer. J’en ai assez de voir des gens qui ont peur de vivre parce qu’ils savent qu’un jour on viendra les chercher. Je suis pour une mort planifiée. Nous avons tous le droit de savoir le jour et l’heure de notre fin. Tout d’abord parce que cela demande un temps de préparation, puis parce que un enterrement coûte beaucoup d’argent à nos proches. Si ils étaient prévenus, nombre d’entre eux auraient économisé depuis longtemps pour offrir une mort convenable aux être perdus. Peut-être que les cimetières seraient beaucoup moins morbides. Je suppose que beaucoup plus d’humains rendraient visiter à leurs proches qui croupissent dix pieds sous terre.
Le 14 mai,
Je suis si obnubilé par mes projets que j’ai oublié de me présenter.
Je suis d’origine Lilloise et je fais des études de communication à Paris. Je n’ai rien envie de faire avec mes dix doigts et préfère rester seule au fond de mon lit plutôt que de sortir avec d’autres jeunes de mon âge. Pourtant je fais des études qui devraient me forcer à voir des gens. Mais je n’y arrive pas , je déteste l’espèce humaine et tout ce qu’elle représente. Je déteste l’allure suffisante de chaque être sur terre. Je les hais tous, c’est tout .
J’aime faire souffrir un maximum de personnes en un minimum de temps. Je ne pense jamais positivement. Les seules fois où ça m’est arrivée, je me suis dégoûtée. Comment puis-je me réjouir de cette masse grouillante.. De ce brouhaha permanent qui me donne le tournis. Chaque matin je descend l’avenue des champs élysées pour rejoindre mon école et je croise de tout sur cette avenue. Le meilleur côtoie le pire. Je ne comprend pas cet entrain pour cette avenue. Toutes ses nationalités confondues qui s’émerveillent devant une rangée d’arbres. Mais cette grande avenue pue l’arnaque. Tout est bon pour racler l’argent que vous n’avez pas. Un coca cola vous coûte un minimum de cinq euros, le café est à 4. Comment voulez-vous que je garde mon calme. On ne peux plus rien apprécier sans que l’on nous prenne pour un porte monnaie vivant. J’en ai assez d’être prise pour une idiote, c’est peut-être ça le vrai malaise.
Le 13 mai dans l’après-midi
Vous voyez mon but dans la vie, c’est de regrouper le plus de monde possible et de les aider à tracer leurs destins. (Ah une petite montée d’optimisme me prend le ventre) . J’ai choisi le mot destin pour vous montrer que l’on peut avoir le contrôle de son existence en ayant le contrôle de sa mort. J’espère que vous serez de plus en plus nombreux à vous joindre à moi, faites moi part de vos commentaires sur le blog. N’oubliez pas que l’on sera peut-être les premiers êtres humains à vaincre la peur de la mort. Je suis épuisée maintenant, je vais laisser parler mes rêves pour essayer de trouver la clé.
Le 14 mai, 2h15
Je viens de vivre une expérience extraordinaire. Ca y est, mes recherches avancent, je crois que je finirai par vous concocter un complot de grande envergure pour déjouer la mort. Vous savez comment je le sais? Parce que je crois que la mort à un faible pour moi. Cette nuit, elle m’a visitée de nouveau. Cette fois-ci j’ai vraiment cru que c’était la bonne. Pendant que je dormais j’ai senti son souffle froid parcourir tout mon corps. J’ai senti que c’ était elle . J’ai l’impression qu’elle m’observait. Je dois être dérangeante comme humaine. Je crois qu’elle n’apprécie pas que je ne lui laisse pas faire son travail correctement. Je voudrai la mettre en rage. Pour cela j’aimerai lui ôter le droit d’enlever les vies comme bon lui semble. Je sais que l’idée de rester sur cette planète peut vous paraître bizarre. Mais on ne peut pas laisser la mort sévir arbitrairement. Chacun est assez responsable pour décider l’heure exacte de sa fin. Pour le bien être de tous, je m’engage à obtenir justice. Je promets que je ferais de mon mieux pour établir une nouvelle loi dans les droits de l’homme: celle de mourir quand on en a vraiment envie.
Le 14 mai, 9H
C’est une journée banale qui commence, je ne sais pas si j’ai envie de vous raconter.
Bon je me lance. J’étais en classe avec un groupe de filles qui pètent le feu. Seulement voilà, je ne supporte plus leurs gloussements d’oie. L’odeur de gloss à la fraise me donne vraiment des hauts le coeur. J’ai dû travailler en groupe avec elles pour réfléchir à une nouvelle campagne de publicité pour un Yaourt. J’ai tout de suite senti que ça allait mal se passer. De toute manière dès que je suis dans un groupe, tout le monde fait la gueule, et soupire toutes les deux secondes. Pire encore, il m’est arrivé d’être payé pour ne pas faire mon travail. Un autre groupe de filles encore plus détestables ne voulaient pas m’inviter chez elles, et préféraient faire ma partie. Bref, là tout se dérouler à peu près bien jusqu’au moment où la plus bête des quatre me demanda: “t’as un petit copain”. Là j’ai pris mon air le plus répugné et lui ai répondu “quel intérêt?”. Les Quatre idiotes éclatèrent de rire aux larmes. J’étais déroutée, honteuse et j’aurais donné n’importe quoi pour me retrouver à des années lumières de cette classe. Elles riaient de bon coeur et me regardaient tour à tour. Je ne pouvais plus résister et je me suis mise à pleurer. Les Quatre fripouilles étaient bien embêtées, je me forçais à avoir des hoquets de pleurs pour qu’elles culpabilisent. Je voulais leur faire plus de mal qu’elles ne m’en avaient fait. La professeur se dirigea immédiatement vers moi et me fit sortir de la classe pour me parler. Je vis son regard de pitié se poser sur moi. Cette femme devait être folle pour avoir pitié d’une méchante fille comme moi. “Que t’arrives t-il?” Là, mon sang fit deux tours, je ne supportais vraiment pas la compassion mais je devais m’efforcer de garder mon calme. Je ne parlais pas, je ne la regardais pas mais elle devait sentir mon mal être qui irradiait de toute sa force. Je partis en courant et ne pris pas le temps de récupérer mes affaires. A quoi peut servir un sac en enfer. Je ne me suis pas arrêtée jusqu’aux quais de la Seine près du Trocadéro, une fois arrivée, je me suis mise sur le bord du quais. Jusqu’à la tombée de la nuit, je me suis amusée à faire tanguer mon corps d’avant en arrière en espérant tomber. Je voulais vraiment me jeter à corps perdu dans le courant du fleuve mais je n’ai jamais été courageuse. Plus je me sentais faible, plus mon corps se penchait vers l’eau jusqu’à me faire chavirer . A chaque vertige, je priais. J’aurai voulu que quelqu'un me pousse et regarde mon corps se noyer. Mais je restais là, à fixer le reflet de mon âme. Une tâche noire s’est formée dans l’eau et s’est transformée peu à peu en tourbillon noire . J’étais figée, incapable de bouger. Je me sentais aspirée et cette fois-ci je n’avais pas le courage de m’en sortir. La Seine devenait de plus en plus mouvementée et le tourbillon s’accélérait. Mon corps était gelé, mes yeux exorbités mais je n’ai pas succombé.
Je ne sais plus vraiment où j’en suis chers chers bluggers. J’ai bien peur que la mort me réclame.
Le 23 mai,
Cela fait un bout de temps que je ne vous ai donné de mes nouvelles, mais à vrai dire mes examens m’ont pris toute ma liberté. J’aime m’enfermer des heures la tête plongée dans les livres. J’aime beaucoup les biographies, particulièrement celles qui finissent mal. J’ai adoré Antigone de Sophocle. Beaucoup pensent que la jeune fille était impulsive et que son manque de sagesse l’a tué. Mais je désapprouve ce point de vue. Antigone a choisi de se donner la mort pour éviter de se laisser surprendre par celle-ci. Je suis certaine que la Mort est venue en personne la cherchée.
Depuis mes derniers messages, je n’ai eu aucun signe de qui vous savez. Me bouderait- elle? Je rêve pourtant souvent d’elle, et je crois même parfois sentir sa présence à mes côtés au petit matin. Je n’ai plus de signes concrets, mais je continue à l’attendre chaque nuit.
Je ne pourrai pas vous communiquez plus d’information cette semaine. Je m’apprête à voyager au Maroc avec mon frère et mon père. Je vais flâner dans le désert et contempler la solitude du monde.
Le 28/05/07
Je suis de retour pour de plus amples informations. Depuis le dernière fois que je vous ai écris, ma vie a repris son court. Les vacances avaient fait s’envoler mes ambitions mortuaires. Mais une semaine après la rentrée, j’ai reçu une nouvelle visite étrange dans mes rêves.
Je pensai que c’était qui vous savez, mais c’est une lueur blanche que j’ai entrevue. C’était un blanc épais et laiteux, il n’y avait rien. J’étais seule nue et allongée et mille chuchotements venaient chatouiller mon corps. Un visage sans trais s’est avancé, et a recouvert mon corps d’un voile blanc. Je n’avais pourtant pas froid, alors a quoi pouvait me servir ce voile blanc? Soudain un rayon de lumière m’a aveuglé et je me suis retrouvée dans le noir. Un noir complet. Cette fois c’est un corps voilé de noir qui s’est avancé vers moi, il m’arracha le voile blanc et le jeta très loin. Je le vis disparaître en s’enflammant. Là, je me suis réveillée en transpiration dans mon lit. Ma mère à mes côtés. Cela faisait dix minutes que je simulais l’orgasme, ma mère était furieuse.
Que m’arrive t-il? Cette nuit j’ai senti mon corps m’échapper.
J’ai l’impression de m’être étrangère. Je ressens la même détresse que lorsque je suis amoureuse. Une boule dans le ventre ne me quitte plus. Autre signe étrange, j’ai de plus en plus chaud. Nous sommes au mois de mai, le temps et agréable mais la chaleur n’est pas encore arasante, pourquoi je transpire autant?
Le 01 juin.
Je n’arrête pas de trembler, je fais de plus en plus de cauchemars ; je me sens constamment déchirés entre deux forces. Le bien et le mal sommeillent en moi. Hier, mon ange gardien est venu m’apporter un message incompréhensible. Le visage sans traits me susurrait une succession de mots qui n’avait aucun lien. J’ai entendu: “tendre la main”, “revenir”, “être forte”, “mortelle” (celui là m’a beaucoup plu) et “élue”, (celui là m’a surprise. ) Puis un claquement de doigts et plus rien.
Posté le 02.06.2007 par flopesther
Juin vous envoûtera.
Avant d’entrer dans l’univers surréel des livres que je vous propose, je vous rappelle que plus magique sera votre été avec la sortie du livre Harry Potter en anglais le 21 juillet. Pour ceux qui souhaitent la version française il faudra être patient puisque le livre ne sera disponible qu’en Septembre. Autre bonne nouvelle qui fera le plaisir des grands et des petits, la création du parc Harry Porter à Orlando. Ne vous précipitez pas encore pour acheter vos billets d’avion, il est a peine en construction. En attendant je vais mettre un coup de baguette magique sur vos lectures de l’été avec cette sélection de livres qui vous emmènera au-delà de toutes les frontières...
Magie-magie.
Suzanna clarke s'empare de la "fantasy" avec un coup de maître.
"Jonathan Strange et Mr Norell", roman multicouronné, est un pavé palpitant.
Il ne faut pas se laisser impressionner par ses 900 pages.
Lorsque l'on entre dans l'univers de Suzanna Clarke, on ne souhaite pas vraiment en sortir
Ce livre est comme ceux que l'on voudrait plus long, et dont économise la lecture.
L'intrigue se déroule autour de deux magiciens particulièrement loufoques, qui oeuvrent dans l'Angleterre du 16 eme siècle.
Snob, prétentieux mais génial, Mr Norell convainc qu'il est le seul vrai magicien et accède aux plus hautes destinées. Jonathan Strange ne tardera pas à faire son entrée dans l’univers magique de Mr Norell pour tenter de le détrôner. On suivra alors leurs combines maléfiques pour accéder au rang de meilleur magicien.Tantôt sympathique, tantôt odieux, chacun a sa face noire et ses desseins secrets. Leur rivalité prendra alors des proportions extravagantes... On sort lessivé de ce roman beaucoup plus complexe qu'il n'y paraît et qui fait de "l'abracadabra" une leçon de vie. N’oubliez pas de cacher ce livre loin de vos enfants, sous peine qu’ils ne le dévorent.
Alice aux pays des merveille, Alice de l'autre côté du miroir.
Rien de mieux que l'été pour rêver d'absurdité. Laissez votre âme d’adulte replonger dans l’enfance.
Alice aux pays des merveilles vous connaissez c’est sûr, mais saviez-vous qu'il existe une suite?
Alice aux pays des Merveilles et Alice de l’autre côté du miroir est une oeuvre de littérature enfantine écrite par le pasteur Charles Lutwidge Dodgson,sous le pseudonyme Lewis Carroll. Les adaptations cinématographiques combinent souvent des éléments des deux livres.Saviez-vous que les histoires fantastiques d’Alice on été écrites, trois ans après une promenade en barque sur la Tamise effectuée par les révérends Dogson et Buckworth en compagnie de trois jeunes filles? Lewis Caroll raconta aux soeurs Lidell une histoire qu'il venait d'inventer. C’est le petite Alice Lidell qui demanda à l’écrivain de lui écrire un histoire. C’est ainsi que vous avez pu suivre la petite fille au fond d’un terrier, qui l’entraîna dans un monde complètement loufoque. Dans la suite, plus moderne encore, la petite fille accomplit un voyage “derrière le miroir”, dans un pays fabriqué comme un échiquier, où Alice devient une figure dans le rêve d’un rêveur, avant d’être la reine du jeu d’échec. Au cours de ce voyage initiatique, elle rencontrera des personnages plus surprenants les uns que les autres. Vous ne connaissez sans doute pas le gros croco, la licorne et les insectes du miroir mais vous reconnaîtrez le jardin de fleurs vivantes et Blanc Bonnet et Bonnet Blanc.
Le livre foisonne d'allusions satiriques aux amis de l'écrivain et aux leçons que les écoliers britanniques devaient mémoriser à l'époque. Le pays des merveilles, tel qu'il est écrit dans le conte, joue sans cesse avec la logique.
C'est avec plaisir que l'on redécouvre le monde de Lewis Caroll. Avec lui tout est possible, tout est fantastique.
Laissez vous bercer par l'iréel. Suivez Alice dans ses rêveries, et visitez le monde du non-sens.
Vous ressortirez de ce voyage initiatique la tête pleine de fantaisies.
N'ayez pas peur de l'inconnu et profitez de l'été pour laisser parler votre imagination.
Changement de cap
Paquebot
L'étrange restera au coeur de nos lectures, ici c'est un roman de Hervé Hamon que je vous conseille. Pour son 26 eme ouvrage et son premier roman, cet ancien philosophe a décidé de s'amuser. Nous connaissions cet excellent auteur davantage pour ses essais sérieux plutôt que pour son humour. Et bien c'est de nouveau une réussite pour ce "Paquebot". 500 pages drolatiques vous attendent et pour cause, vous embarquerez à bord de l'Impérial Tsraina, un paquebot plutôt défraîchit qui vous emmènera de Durban à Mombassa. De là vous accompagnerez 1000 passagers pour une "croisière mystère" dans l'océan indien. N'ayez pas peur d'y rencontrer des personnages étranges et mystérieux comme un astrophysicien de renom chargé de quelques conférences; son débatteur, un thologien banni du Vatican pour libertinage; une séduisante veuve milanaise; un inquiétant magicien russe flanqué d'une voluptueuse chanteuse, et bien sûr, le commandant.
Rien en sera épargné à ce dernier: ni les coups tordus du propriétaire russe, forcément mafieux, et de l'armateur, forcément grec, ni les bactéries dans les machines, les menaces de piraterie, la tempête.... Les hôtes, eux, n'y voient que du feu, grâce au Grand Animateur, jamais en panne d'une diversion. Impeccable sur le fond, à croire que l'auteur à vécu toute une vie sur un bateau. Irrésistible sur la forme, Hervé Hamon joue à merveille le feuilleton à rebondissement. Paquebot est un livre a déguster tout au long de l'été.
Les Editions Panama
Le petit hérisson qui monte, qui monte...
L'élégance du hérisson
Personne n'avait vu venir Muriel Barbery, avec son étrange roman philosophique et burlesque. Cette parfaite inconnue s'est installée dans la liste des best-sellers depuis six mois. Retour sur un phénomène.
Ce roman sorti en pleine rentrée littéraire sous un titre improbable avait peu de chance de croiser des lecteurs. Mais depuis un mois, tous les amateurs de bons livres n'ont que ce titre à la bouche. L'Elégance du Hérisson est devenu un phénomène d'édition aux faux airs de fable. Le roman ne décroche plus des sommets depuis qu'il s'est hissé dans les meilleurs ventes depuis Octobre 2006.
L'ensemble, d'une grande virtuosité se présente sous la forme d'un double monologue intérieur: les réflexions désabusées de Renée, écartelée entre ses chaussons Scholl et la phénoménologie de Husserl; alternent avec le journal intime de Paloma, fillette de riche surdouée qui vit dans les étages nobles. C'est un magnifique mode d'emploi maîtrre-valet que nous propose Barbery. Renée est un personnage récurrent puisqu'on l'avait déjà rencontré dans le livre Gourmandise, publié il y a sept ans. Ce dernier contait la vie d'un grand critique gastronomique.
Il faudra six longues années à l'auteur pour accoucher du Hérisson. Encore s'y sont-ils mis à deux. Cela fait partie d'une des dimensions étranges de ce livre. Stéphane, son époux, ancien de Science-po a bâti cette histoire et à tisser entre elles les bribes éparses du récit. L'auteur a surtout apporté les thèmes, la structure, mais c'est avant tout de l'univers de son mari qu'elle s'est inspiré. Vous retrouverez ce petit chef d'oeuvre posé sur toute les tables de chevet d'ici peu. Nus approchons de la fête des mères et des pères, cela tombe bien je sens que vous avez trouvé votre cadeau...
Les éditions Gallimard
Posté le 02.06.2007 par flopesther
Le 26/05/07
Mon père a toujours aimé nous faire des surprises. Chaque année il nous organise un voyage à l’autre bout du monde.Moi j’étais toujours préféré les clubs ultra touristiques. Cette année il ne nous a pas donné la destination précise, et nous avons dû faire une valise susceptible de s’adapter a toutes les intempéries. Ce n’est qu’une fois arrivée à l’aéroport, que j’ai découvert le poteau rose. Nous sommes passés devant tous les bureaux d’enregistrement susceptibles de nous débarquer sur une plage paradisiaque. Il ne restait plus que le notre: Enregistrement pour Agadir à 16H... Je croyais d’abord à une blague. Qu’allions nous faire au Maroc et encore plus à Agadir? J’étais habituée au voyage classe première en destination de St-bart, Cancun (pour les fiestas), Miami, Palm Beach et j’en passe. Des destinations cool en fait. Le sourire béat de mon père me tordait les tripes, qu’allais je foutre dans ce trou.
Mon père a tout de suite vu mon visage déconfit... Je me suis effondrée sur ma malle rouge en le suppliant de m’offrir des vacances dignes de son nom. Il me sourit et me dit “la suite est la vrai surprise” Cette phrase me laissait entrevoir le pire. J’ai essayé de le trainer jusque la file d’à côté. Celle-ci, au moins, nous aurais ramené à Marrakesh. Ce n’est pas très civilisé mais au moins il y’a un Nikki Beach.
Mon frère âgé de 12 ans a toujours préféré l’aventure. Je pense qu’il ne réalisait pas la chance que nous avions de nous dorer la pillule sur les matelas confortables d’un palace.Mon volcan interne bouillonnait , j’étais presque humilié. Dans un ultime geste de dégoût, je tendis mon passeport à la pétasse décolorée du comptoir. Avec son sourire émaille diamant, elle me souhaita un “bon voyage”.
J’étais toujours détesté prendre l’avion, même en voyageant dans le plus grand confort, cela reste un moment éprouvant à passer. Cette année, papa nous a fait le plaisir de nous emmener en classé éco en Afrique. L’odeur du plateau repas m’a donné la nausée tout le trajet; Trois heures Trente, c’est long pour débarquer dans un trou.
Je réussi à m’endormir après m’être enfilée un quart de rouge, mais une autre pétasse brune décolorée m’a sorti de mes rêveries. Je devais signer un papier pour entrer dans un pays où je ne voulais pas aller. Le comble. Mon père me tend son stylo. Cette grosse plume Mont Blanc a du mal a tenir dans ma main gauche. J’allais passé un mois dans le sud du Maroc... Puis vînt le deuxième temps fort de la surprise:
-Papa c’est quoi l’adresse.
-Donne je vais te l’écrire.
-Non papa donne moi juste le nom de l’hôtel.
-Pas tout de suite, ma chérie.
Il souriait de nouveau, ce qui me laissa plus inquiète encore.
L’hôtesse nous interrompis une nouvelle fois pour redresser nos tablettes, nous y étions.
Posté le 02.06.2007 par flopesther
Ma drôle de planète
Le 03 Juin
Depuis mon arrivée sur AZERTY, vous me demandez tous de vous raconter l'histoire de ma planète. C'est pour cela que je tiendrai un journal de bord tout au long de mon séjour .
Je ne pourrai pas totalement répondre à cette exigence, mais une chose est sûr je peux vous expliquez ce qui différencie la terre de AZERTY.
La planète bleue, comme vous avez l'habitude de la surnommer, est la plus belle du système solaire. Comme toujours: beauté rime avec danger.
La terre est habitée par les êtres humains. Vous ne parviendrez jamais à comprendre ces drôles d'êtres. Eux-même ne savent rien de ce qu'ils sont.
Cela doit vous paraître inconcevable qu'il existe des être non définis. La-bas ils sont tous comme ça, ils vivent dans la parfaite ignorance d'eux même.
Les êtres humains sont composés de chaires, d'os et d'organes. Ils ont un corps et 'un esprit. Les deux sont reliés par le coeur. L'homme est perpétuellement divisé en deux. Le corps, l'esprit; le bien, le mal; la raison, la folie, et j'en passe. Je pense que vous ne pouvez pas encore comprendre certains mots utilisés mais quand vous connaîtrez mieux l'homme, cela vous paraîtra évident. L'homme a plutôt tendance à vivre en communauté mais ne se sent pas pour autant toujours intégré. Il y a une chose fondamentale qui vous différencie, l'homme est toujours seul. Il sera peut-être en train de communiquer avec quelqu'un mais l'intérieur de lui même sera en retrait. La pensée se différencie parfois de l' enveloppe charnelle mais reste toujours accrochée à celle-ci. Vous me suivez.
Le but intérieur de l'homme (toujours sans qu'il le sache) est de combler un énorme vide (au creux du ventre exactement). Ainsi il passe son temps à s'occuper pour se remplir.
Toute la vie d'un homme est divisée en étapes, obstacles, et pour les meilleurs d'entre eux, en moment de joie. Chacun doit trouver une quête à accomplir pour remplir les 100 ans qui lui sont accordés. Ce chiffre est totalement arbitraire, la mort (contraire de la vie) agit aveuglément. Tous finiront entre ses mains et personne ne sait comment.
Les terriens sont plongés dans l'ignorance. Tout est un mystère, même leur arrivée sur la planète bleu. Pour feindre l'existence, l'homme s'occupe ,à défaut de trouver pourquoi il est indispensable. Chacun vaque à ses occupations en se souciant du minimum.
Les occupations sont un prétextes pour donner du sens à la vie.
Si par mégarde il n'en a pas, le vide mange l'intérieur du ventre jusqu'à ce que l'homme disparaisse pour de bon.
Une vie normale se régule à peu près autour de cinq piliers: famille, amour, amis, travail, loisirs. Chaque être humain à son ordre de préférence.
La famille est le cercle le plus proche de l'homme. Tout le monde a une famille différente, et la situation de l'homme varie beaucoup en fonction de celle ci.En aucun cas il ne pourra en changer.
Il vous que vous compreniez que sur la planète, personne n'a les même chances. Certains appellent cela "les aléas de la vie"...
Je vous laisse sur cet aperçu de ma planète, demain je me lève tôt, j'ai u RDv important avec Zortux.
Posté le 02.06.2007 par flopesther
Nous avons pris l'initaitive de céer ce blog suite à une idée folle : écrire un livre, mais sans passer par les longues heures de solitude dans lesquelles s'enferment d'ordinaire les auteurs.
Non! Ce que nous voulons, c'est écrire un livre qui vive au quotidien , un livre qui bouge, connait des sursauts, des plats et des rebonds, un livre interactif, qui s'anime au fil du temps et s'éveille grâce à ceux qui y participent.
Alors voilà, nous avons décider d'utiliser internet pour tisser une histoire qui évoluera chaque jour , grâce à nous mais surtout grâce à vous.
Une histoire...
Une histoire, c'est des personnages, un contexte, des aventures, un lieu, des évenements , une chute.
Cette histoire , dont nous allons vous raconter les débuts, cette histoire qui n'est pas encore dessinée, cette histoire, c'est la votre , c'est la notre.
Humbles héros du quotidien, d'où que vienne votre envie d'écrire et de transmettre, nous aurons besoin de vous pour la faire vivre.
Alors gardez vos plumes à portée de main , nous vous en dirons plus un peu plus tard!
Flo et Esther.
Posté le 02.06.2007 par flopesther
A vos plumes posté le lundi 28 mai 2007 20:20
Bonjour à tous...
Je vous invite à découvrir différentes histoires... Les personnages que nous vous présenteront au fur et à mesure vous demandent de les aider à avancer sur le chemin de la vie. Nous attendons donc de vous un maximum de commentaires pour nous aider à faire évoluer les personnages. N'hésitez pas à en créer de nouveaux, nous serons ravies de leur inventer une vie. Vous l'avez compris, nous voulons avant tout écrire une histoire commune. Nous espérons que vous vous joindrez à nous pour commencer cette nouvelle expérience. Nous sommes pour une écriture qui ne s'arrête pas dans le temps, nous voulons des vies remodelables à souhait. Nous voulons mettre fin à l'amertude que l'on ressent tous à la fin d'un bon livre . C'est une histoire sans fin que l'on vous propose, une histoire qui raconterai nos vies. Profiez de ce blog pour exprimer vos envies refoulées, ici vous avez le droit d'être qui vous voulez et pour une fois c'est vous qui choississez votre histoire et sa fin. Mais rien ne peut se mettre en place sans votre appui/ Nous jetons une base sur ce blog et nous comptons sur vous pour faire évoluer nos histoires et créer les vôtres. Vous pouvez nous contacter sur nos mail: florencecocozza@hotmail.com pour envoyer vostextes et nous nous ferons un plaisir de les joindre aux notres... Bon courage à tous